Super Trash, un film de Martin Esposito

Sortie en salle prévue le 9 octobre 2013

3. 2. 1 : attention attachez-vous ! Décollage imminent vers la planète déchets….

Vous pensiez qu’en les mettant à la poubelle, vos déchets disparaissaient dans l’espace intersidéral, une autre planète où ils seraient triés, traités, recyclés, cajolés pour ensuite revivre une nouvelle vie ?

Dans ce film, il n’en est rien ! L’histoire se déroule dans une décharge à ciel ouvert, du sud de la France. Martin Esposito, le réalisateur et acteur principal a suivi pendant près de deux ans l’évolution de ce monticule devenu montagne, vivant à ses côtés, dormant par moments dans une cabane de la la forêt environnante, faite de bric et de broc.

Au cœur de l’odeur

Malgré l’odeur insupportable, armé d’un masque, de chaussures de rando et de son gilet fluorescent, Martin gravit chaque jour des tonnes et des tonnes de déchets, au plus près des camions et des tractopelles pour saisir les images les plus captivantes.

Des trouvailles au-delà du réel

Parmi cet amoncellement, se retrouvent des objets insolites comme des jouets d’enfants, des DVD porno ou bien encore des cercueils ! On découvre parfois des trésors comme le tapis rouge du festival de Cannes, et en plusieurs exemplaires vu qu’il est changé 4 fois par jour ! Ou bien encore des caisses de nourritures non périmées, non consommées, jetées encore emballées…

Ce film est parfois le témoin de quelques dérives : des déchets triés pour être recyclés se retrouvent ici, peut-être faute de place dans les centres de tri. Des hydrocarbures sont régulièrement déversées, pourquoi ? Plus grave encore, des bidons d’arsenic ont été enfouis un peu partout « pour éviter qu’on les retrouve, parce qu’on n’a pas le droit »  témoigne un employé de la décharge, le visage couvert.

Lexiviat : 34 points

Le cours d’eau situé en aval de la décharge est évidemment pollué en continu à cause du lexiviat, ce liquide produit par les déchets. Arrivé dans la mer Méditerranée, ce même cours d’eau pollue l’écosystème marin ce qui n’empêche pas pour autant certains pêcheurs de déguster leur butin sous prétexte « qu’il faut bien mourir de quelque chose » […] si on regarde tout ça, on ne vit plus ».

Mais alors que faire ?

Le réalisateur propose à chacun de trouver sa propre interprétation. En effet, le film n’a pas l’ambition d’être un documentaire complet mais nous impose une vision de la réalité qu’on préfèrerait parfois oublier. Que ce soit le gaspillage alimentaire, le mauvais traitement des déchets, la surconsommation ou encore la pollution de l’environnement, ce film met en évidence des problèmes dont chacun peut s’emparer, selon son profil, investiguer, en parler et agir.

Comment agir ?

Vous pouvez tout d’abord sensibiliser votre entourage en organisant une projection avant la sortie du film et aller le voir une fois en salle le 9 octobre 2013.

Il suffit également d’appliquer le principe simple des 3R : réduire, réutiliser, recycler. Voici quelques idées :

  • Acheter en vrac plutôt qu’emballé quand c’est possible. Faire une liste des courses pour acheter moins et ainsi moins gaspiller, trouver des idées de recettes sur http://www.manger-bouger.fr/
  • Organiser une Disco soupe dans votre ville : https://www.facebook.com/DiscoSoupe 
  • Continuer ou absolument commencer à trier nos déchets, revendre ou donner les objets inutilisés, réparer au mieux ceux qui dysfonctionnent etc.

Et vous que faites-vous ?

Pour aller plus loin : 
Le site du film www.supertrashlefilm.com
La page Facebook 

La bande d’annonce :

Mardi c’est ALIMENTATION

Pour aborder le thème de l’alimentation, rien de mieux qu’un bon repas tous ensemble ! Certains avaient préparé des bons petits plats bio : une quiche lorraine ou encore une tarte aux pommes, un régal pour nos papilles. Nous avons fait une salade composée et goûté des produits bio tels qu’une salade de lentilles au tofu et des galettes au fromage et au sésame, miammm !

« C’est pas si mauvais en fait » … Et oui l’habit ne fait pas le moine comme on dit !

Ce moment de convivialité nous a permis d’aborder la question du gaspillage : savez-vous qu’un tiers des aliments que nous produisons finit à la poubelle ? Il est primordial, avant même de savoir si on va acheter bio, équitable, local ou pas, de savoir ce dont on a besoin avant d’entrer dans un magasin et d’éviter au maximum de jeter les aliments présents dans notre frigo ou dans notre placard.

A ce sujet, nous vous invitons à regarder le documentaire Global Gâchis produit par Canal + avec Tristam Stuart, la vidéo du Banquet des 5000 organisé à Paris cet automne ou encore à participer à une Disco Soupe  !

Ces évènements festifs ont lieu le plus souvent lors de festivals et visent à cuisiner en musique des fruits et légumes qui auraient du être jetés avant de les distribuer au public gratuitement => plus d’info sur les prochaines Disco Soupes sur leur Facebook ici.

Les gourmands que nous sommes n’ont bien sûr pas oublié le goûter : crêpes, chocolat et confiture avec, pour nous désaltérer, du jus d’orange bio pressé par nos soins :)

On est bien sûr fans du chocolat Alter Eco labellisé équitable par Max Havelaar, bio (AB) et compensé carbone !

Les confitures Re-belles sont elles faites à partir de fruits rebuts d’où leur petit nom :) Une production très locale puisqu’elle provient du 16e arrondissement, les pots sont récupérés et les tissus également, un bel exemple de produit cradle to cradle, encore au stade de prototype !

Enfin, avec ce jus d’orange frais pressé « à la péniche », on s’assure d’avoir un minimum d’impact carbone même si les oranges bio proviennent d’Espagne. On aura fait de notre mieux !